Entreprise qui recrute en alternance : 5 sources d’offres à connaître

Une entreprise qui recrute en alternance se trouve d’abord sur les portails publics qui regroupent les offres d’apprentissage et de professionnalisation. Viennent ensuite le CFA, les chambres consulaires et la candidature spontanée, parce qu’une partie des contrats se signe sans qu’aucune offre soit publiée. Le calendrier compte autant que la source : les recrutements se concentrent avant la rentrée de septembre.

Les portails publics qui recensent les offres d’alternance

La première source est le portail officiel de l’alternance, La bonne alternance. Ses offres viennent de trois origines : publiées directement sur la plateforme, transmises par des partenaires dont France Travail, ou déposées par des écoles qui recrutent pour des entreprises de leur réseau.

Le même portail affiche aussi des entreprises susceptibles de recruter sans offre. Chaque mois, un algorithme prédictif de France Travail établit une liste restreinte d’entreprises à fort potentiel d’embauche en alternance, signalées par le tag « candidature spontanée ».

La deuxième source est 1jeune1solution, qui renvoie vers les offres de France Travail. La recherche se fait par métier et par lieu, ville ou code postal.

Sur La bonne alternance, les offres portent le tag « offre d’emploi » et les candidatures spontanées un tag distinct. Mieux vaut consulter les deux listes pour le même métier, puisqu’elles ne recensent pas les mêmes entreprises.

Le CFA et l’école, une source souvent sous-estimée

Conseiller de CFA échangeant avec des étudiants autour d'une table

Un centre de formation d’apprentis entretient un réseau d’employeurs partenaires. Il relaie leurs besoins, organise des rencontres avec les entreprises et aide à rédiger un CV et une lettre adaptés au contrat.

La loi prévoit que l’apprenti entre en formation dans les 3 mois qui suivent le début du contrat. Inversement, un candidat peut donc s’inscrire en CFA avant d’avoir signé : le centre devient alors un intermédiaire dans la recherche d’employeur, ce qu’un candidat isolé obtient rarement.

Le CFA sert aussi de filet de sécurité. Si le contrat est rompu et que l’apprenti n’a pas encore de nouvel employeur, il peut poursuivre la formation théorique au CFA jusqu’à 6 mois avec le statut de stagiaire, le temps de retrouver une entreprise.

Chambres consulaires, salons et réseau personnel

Les chambres de commerce et d’industrie, les chambres de métiers et de l’artisanat et les chambres d’agriculture tiennent des listes d’employeurs qui accueillent des apprentis. Elles organisent aussi des bourses de l’apprentissage et des salons de l’alternance, où l’on rencontre directement les recruteurs.

Le réseau personnel reste une quatrième voie : anciens alternants de sa formation, famille, enseignants. Une recommandation ouvre souvent un entretien là où un envoi en ligne reste sans réponse.

Dans tous les cas, mieux vaut préparer un message court de trois lignes : la formation visée, le rythme d’alternance et la date de début. Il se transmet à l’oral comme par écrit.

La candidature spontanée auprès des PME

Les PME et les TPE publient peu d’offres, alors qu’elles forment une grande part des employeurs d’apprentis. La méthode consiste à repérer les entreprises du secteur visé dans sa zone, à partir des annuaires publics et de la liste de La bonne alternance, puis à écrire à une personne identifiée plutôt qu’à une adresse générique.

Les petites structures valorisent l’aide financière attachée à l’embauche d’un alternant, dont le montant et les conditions varient selon les années : à vérifier sur service-public.gouv.fr avant l’envoi. Un dirigeant de PME qui structure déjà sa gestion prévisionnelle des emplois comprend aussi plus vite l’intérêt de former un futur salarié.

Les secteurs et métiers qui recrutent des alternants

Alternants dans plusieurs métiers : cuisine, bâtiment et bureau

L’alternance ne se limite pas aux métiers manuels. Les services, le commerce, le numérique, le bâtiment, l’industrie et l’hôtellerie-restauration accueillent des alternants du CAP jusqu’au diplôme d’ingénieur ou de master.

Pour cibler une recherche, mieux vaut partir des métiers en tension, où les employeurs peinent à recruter et acceptent plus volontiers de former. Notre article sur les métiers qui recrutent aujourd’hui en détaille plusieurs.

Quand chercher et quel contrat choisir

Les recherches commencent dès le printemps pour une rentrée en septembre, car les meilleures places partent tôt. Une relance quinze jours après l’envoi, en rappelant le rythme école-entreprise, montre que la candidature est sérieuse.

Deux contrats existent. Le contrat d’apprentissage s’adresse aux 16 à 29 ans, avec des exceptions : sa durée va de 6 mois à 3 ans. Le contrat de professionnalisation vise les 16 à 25 ans et les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, pour 6 à 12 mois, et jusqu’à 24 mois avec un accord de branche.

La rémunération d’un apprenti dépend de l’âge et de l’année de contrat. Elle part de 27 % du Smic en première année à 16-17 ans, et atteint 100 % du Smic à partir de 26 ans. Un apprenti mineur est soumis aux règles de santé et sécurité au travail, que l’employeur doit respecter. Pendant le contrat, les représentants du personnel sont aussi un interlocuteur possible.

Multiplier les sources augmente les chances de décrocher un entretien, mais chaque candidature gagne à citer le diplôme préparé et la date de début souhaitée. Un recruteur compare d’abord ces deux informations avant de lire le reste.

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